Baptiste Roux

« L’histoire des formes et l’histoire des images constituent deux domaines distincts et particuliers que le XXe  siècle artistique n’as pas cherché à unir et à l’égard desquels il a même, au nom d’une définition exigeante de la modernité ou au nom des principes depuis longtemps édictés qui tentent à privilégier la perception du sens dans l’oeuvre, renforcer les caractères d’irréductibilité.

L’oeuvre, encore en cours, de Baptiste Roux ne se prête guère à une telle lecture simplificatrice car elle trouble les données habituelles et s’inscrit en faux contre les définitions péremptoires. Les récentes peintures mixent volontairement les techniques comme elles mélangent résolument les emprunts iconographiques. Le panneau de bois choisi par l’artiste permet, grâce à sa rigidité, une distribution plus homogène de la peinture sur l’ensemble de la surface.

Les tableaux de Baptiste Roux  ne sont pas le fruit d’un projet défini ou précisé à l’avance et acceptent les aléas du geste qui leur donne forme. La projection n’est pas celle mentale dans l’avenir de l’oeuvre mais celle, très matérielle, de la peinture que la main déverse sur la surface. Comme une seule direction n’est pas satisfaisante, elle est, aussi bien, la projection dans l’espace que laissent imaginer les tourbillonnantes Bulles de peinture, possibles cartes du ciel dans l’infinitude desquelles se perd le mot discovery lui -même. »
(extrait du texte de Maurice Fréchuret depuis le catalogue)