Granai

Le Parlement des idoles

« La production de Granai forme un tout organique dont il faudra tenter de découvrir le processus. Les changements apparents d’orientation ne portent pas atteinte à son unité : ils correspondent à ce qu’Apollinaire appelait, à propos d’Archipenko, des « changements de vitesse » qui, progressivement, l’amènent vers la vérité. On peut cependant y trouver des constantes formelles, comme le rôle imparti au socle. C’est lui qui confère une autonomie à la sculpture, car il s’intègre dans l’espace propre qu’elle constitue. Il lui donne une sécurité, un maintien et une hauteur et, surtout, il contribue à la spécificité du fait sculptural. (…)
L’expérimentation sur les matériaux est une seconde constante dans ces œuvres : le métal, le bois, le béton, le plomb, sont des éléments différenciés, travaillés pour leurs qualités propres d’abord, et qui permettent aussi de couper certains volumes en introduisant des plans de très faible épaisseur et de créer un frémissant modèle de la surface. »
(texte de Noëmi Blumenkranz-Onimus, extrait du catalogue)