Jean-Luc Verna

« La caractéristique propre de ce que j’appellerais « la beauté Verna » réside dans une ambivalence essentiellement culturelle. Si l’artiste est bien l’héritier d’une tradition de la représentation du corps inscrite dans les arcanes de la haute culture et peut-être même encore plus précisément l’héritier lointain  d’un maniérisme où, dans la postérité de Michel-Ange, d’élabore la grande célébration du corps musculaire, il est aussi délibérément celui qui récupère une imagerie populaire puisée aux sources de la subculture punk. Et l’ombre portée de cette imagerie sur l’art de Jean-Luc Verna donne à certaines figures un style quelque peu « gotique » où les visions démoniaques de ce néoromantisme noir côtoient des images de la scène sadomasochiste. Il est en ce sens particulièrement significatif qu’il conçoive une partie de son activité de dessin, pratiquée directement sur le mur comme un tatouage mural. Ce tatouage qui marque d’une façon permanente l’épiderme du mur, est souvent rehaussé de couleurs et ces couleurs, obtenu à partir de crayons, de maquillage et de fards, ont une préciosité veloutée qui restitue, à même la dureté minérale du mur, quelque chose du velouté sensuel de la peau. »
(extrait de texte de Jean-Marc Réol depuis le catalogue)