Plus de lumière

« Sous le titre Plus de lumière, Claude Lévêque réalise, pour la Villa Arson, une œuvre inédite qui se différencie de ses réalisations antérieures. En effet, dans My Way, présentée au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 1996, il s’est inspiré « de ce que le monde produit : machiavélisme, refoulement, psychopathie et standardisation » (Claude Lévêque). Son travail est souvent interprété comme une mise en scène des dérives sociales contemporaines et fait intervenir des objets familiers, objets de l’enfance (ours en peluche, figurines de baby foot…) ou mobilier de collectivité (piscines, dortoirs, salles de classe et complexes sportifs). Dans cette nouvelle exposition, les objets s’effacent et laissent place à la lumière, la lumière artificielle des néons : blanche, verte, rose ou bleue. Lévêque a choisi les salles d’exposition qui s’organisent sous la forme d’un labyrinthe pour créer dans un univers clos un parcours lumineux.
Avec cette nouvelle œuvre, Claude Lévêque, convoque une poétique de l’insaisissable – le souffle, la lumière, le reflet – qui vient se poser sur ce qui est habituellement associé à son travail : une condition de l’homme, une violence, une réalité sociale. »

Né à Nevers en 1953, Claude Lévêque vit et travaille aujourd’hui à Montreuil. Cet artiste que l’on a dit proche de la culture alternative, celle tout d’abord de la mouvance punk et rock, ne cache pas son intérêt pour ce que ces groupes, souvent marginaux et décriés, expérimentent, fabriquent et suscitent.
En 1984, Claude Lévêque participe aux ateliers de l’ARC (Musée d’Art Moderne de la Ville Paris). Sa première exposition avait eu lieu en 1982 (Xlle Biennale de Paris). En 1985, il expose à la Fondation Cartier (Jouy-en-Josas). Au début des années 90, il s’installe dans des appartements de HLM à Nevers (1992), Bourges (1994) et réalise Chambre 321 (1995) à la cité universitaire de Poitiers. On a pu voir son travail dans différents centres d’art et musées en France et à l’étranger. La singularité de l’œuvre de Claude Lévêque, et cela depuis son origine, réside dans sa capacité à révéler des univers, des mondes absents.
(extrait de communiqué de presse de l’exposition)