Stéphane Albert

« Palettes, cagettes, chaises, chariots, taloches, bancs, parpaings… Ces choses rudimentaires, figurants obscurs au générique de l’ordinaire, qu’on ne regarde pas souvent (ils se ressemblent tous), Stéphane Albert, lui, les reproduit à l’échelle 1, en bois de récupération, assez fidèlement, mais sans ostentation, dans les limites qu’impose l’adresse de sa main. Il les met en œuvre et en scène ensuite dans d’autres constructions ou des installations, souvent minimalistes, peu bavardes ; un mur ou un entassement… Car les objets de Stéphane Albert ne trouvent leur plein sens que confrontés les uns aux autres, exhibant leurs écarts d’avec l’archétype. On comprend mieux ce qu’est une chaise de Stéphane Albert lorsqu’on en a deux sous les yeux ; aucune n’est l’originale, aucune n’est la copie, et pourtant… Parallèlement, l’obstination ironico-utilitaire d’Albert trouve son expression la plus synthétique dans l’usage qu’il fait de la littérature. Il y traque les occurrences de son patronyme, recopie (format, typographie, rien ne manque) ces pages et les assemble en une fausse biographie, floue et décentrée, en devenir. »
(extrait communiqué de presse de l’exposition)

Stéphane Albert est né en 1971.
Ancien étudiant de l’école d’art, il vit et travaille à Paris.