Virginie Barré

« De ses premiers travaux de sculpture où le corps, bien qu’à couvert sous les métaphores, occupait déjà une place prépondérante, Virginie Barré a conservé la part la plus morbide. Aujourd’hui, elle dessine et met en scène ses amis ou de parfaits inconnus dans des postures fort peu enviables, laissés pour morts, les membres désarticulés sur de larges flaques de sang factice (par exemple), acteurs de fait-divers par hasard. Les installations de Virginie Barré ne sont pas des sculptures. Elles jouent à postuler que quelque chose a eu lieu, mais elles postulent ça sur le ton du simulacre et de la blague, avec des résurgences de roman noir et des figures de style empruntées aux productions de séries B. Les titres eux-mêmes participent de la théâtralisation : Cache-cache petit mort (1994), Petites funérailles (1995), Corps morts (1996). Chaque installation de Virginie Barré semble rappeler que rien ni personne ne doit sortir d’ici vivant, à commencer par la narration, le plus souvent évacuée de la mise en scène, au profit du seul climax. Les œuvres de Virginie Barré « ne racontent pas d’histoires, [elles] les contiennent ». »
(extrait communiqué de presse de l’exposition)

Virginie Barré est née en 1970.
Elle vit et travaille à Nantes et Douarnenez. Elle a été résidente à la Villa Arson en 2001.